Le tricycle inclinable

 

 

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À la question déconcertante « pourquoi t’as fait ça ? », quand je réponds sérieusement voici ce que ça donne : j’ai fait quelque chose qui pèse deux fois et demi plus qu’un vélo électrique et 20 fois moins qu’une voiture ordinaire (1) tout en me donnant l’essentiel des prestations d’une voiture. C’est à dire un siège correct pour mon fessier qui devient délicat avec mon âge qui avance, une protection intégrale contre la pluie, un coffre à bagages, une place d’appoint, des suspensions dignes de ce nom et bien sûr un moteur parce que mon énergie diminue avec, au risque de me répéter, mon âge qui avance.

Évidemment je fais « différent » des fois que ça contribue à faire avancer les alternatives à la voiture, cette ineptie énergétique, cette absurdité urbaine, cette nuisance qui nous pourrit insidieusement le quotidien.

Pourtant, me direz vous, malgré une aversion pour la bagnole je m’emploie à en mettre sur un vélo. J’ai donc veillé à garder précieusement ce qui fait le charme des deux roues :

D’abord pouvoir sentir l’air sur le visage, quand la météo le permet. Vive les plaisirs simples.

Ensuite pouvoir pencher dans les virages, comme un oiseau qui vole ou un cheval qui court. Quoi de plus naturel ? En prime ça permet d’être étroit et haut. Bingo, c’est parfait pour un usage urbain. Et c’est aussi de la joie dans les routes sinueuses. Ouf, je peux aussi m’évader de la ville.

Oui, c’est bon de garder sa liberté de pencher.

Cette aventure a germé en 2013 et en voici le feuilleton intégral :

– les évolutions de 2019

– les évolutions de 2018

– les évolutions de 2017

les évolutions de 2016

une vidéo en action, au printemps 2015

la liberté de pencher dévoile de nouveaux avantages

correction des principaux défauts de jeunesse

premiers trajets

premiers tours de roue

étapes de la construction

conception

les inspirateurs

le projet originel

(1) En prenant 25 kg pour un vélo électrique, et 1250 kilos pour une voiture, ce qui est un poids moyen officiel. Pour les gros 4×4 «marqueurs de réussite sociale » c’est le double, soit deux tonnes et demi l’unité. Le tricycle dans sa version quotidienne pèse soixante cinq kilos, incluant panneaux solaires et équipements de confort. Il y a de nombreux kilos à gagner, même en restant dans les matériaux ordinaires : aujourd’hui c’est un « brouillon » sur lequel beaucoup de pièces n’ont pu être optimisées pour le poids.